Et c'est pas 40°C de fièvre qui m'arrêtera pour venir assister à un énième, mais tout de même savoureux, concert ! Non mais !
Après une brève escale au SDS retour à un endroit et une ambiance plus conviviale : le Cri de la Mouette.
The Golden Bollocks, entame les hostilités devant un public bizarrement très présent. C'est la toute première fois que ces 5 gamins foulent les planches d'une scène. Sûrement un peu de trac, mais par chance leurs amis sont venus en masse pour les soutenir. Xavier, le guitariste, malgré une jambe dans le plâtre assure comme un grand, les 3 autres musiciens aussi. Par contre, en ce qui concerne le chanteur, ou plus tôt devrais-je dire le beugleur, c'est une toute autre histoire. Leur set est peu étoffé de part la récente création du groupe, (les Like No Other ayant splittés, les Golden se sont formés dans l'urgence – ndlr <= j'ai toujours rêvé de pouvoir mettre ça un jour ! xD). Cependant, les lycéens nous offrent 2 reprises des Vines ainsi qu'un « Rock'n'roll Queen » digne de The Subways. Tout ceci me rappelle le groupe Création dans l'excellente série « Freaks and Geeks », c'est pas toujours en place mais y'a l'énergie et c'est le principal !
Au bout d'une demi heure de show, les jeunes Golden Bollocks tirent leur révérence pour laisser la place à un groupe plus expérimenté qui n'est autre que The Rusty Bells.
Nos cloches rouillées préférées annoncent d'entrée de jeu qu'il s'agit de leur dernier concert toulousain pour 2008. Alors autant en profiter ! Jérémy se donne à fond, Marion tente de vaincre sa timidité mais reste professionnelle malgré la fougue du chanteur. Christophe, quant à lui, martyrise ses fûts comme personne. Belle performance, cependant, les (trop) nombreux larsens harcèlent nos pauvres petites oreilles malgré les boules Quiès de circonstance. (Mettez des boules Quiès pendant les concerts si vous ne voulez pas être sourd avant l'heure....remarque, Mozart le fût assez tôt). La parenthèse « mamie gâteau » étant refermée, nous pouvons ensuite sortir les mains nos poches pour accueillir les audacieux Shaking Heads.
The Shaking Heads commence une prestation qui s'annonce meilleure que celle du début du mois au Saint des Seins. Cependant, les visages sont renfrognés. Et le coup de gueule ne se fera pas attendre lorsque Florian s'empare du micro pour expliquer la présence saugrenue de la police à bord de la péniche. En effet, les flics ont débarqués sans tambours ni trompettes (heureusement) dans leurs uniformes flambants neuf pour dire « que c'est pas bien de faire des concerts pas chers » (bon, je résume en gros). Aïe, aïe, aïe ! Mais le spectacle reprend de plus belle avec une bonne nouvelle en guise de cerise sur le MacDo (clin d'½il à Mr Jack) : le premier album des Shaking sortira le 22 Décembre sous le doux nom de ....de..... (le temps se fige, tout le monde est suspendu aux lèvres de Sam)....de...de...(bon tu vas le cracher le morceau oui ??!!)....de djshfaroihusieiurfoiqjufgoigjufqoirtujogijh ! Gné ?! J'ai rien compris là ! Tu peux faire un retour en arrière s'il te plait. Voilà, voilà, recule encore un peu...STOP ! C'est là ! « ...sous le doux nom de How to entertain people in a paranoid city!” Ah mais évidemment! De toute manière les titres d'album à rallonge c'est très en vogue depuis les Arctic Monkeys. En tout cas, la question de « Comment divertir les gens dans une ville paranoïaque ? » ne devrait pas se poser avec les Shaking Heads. Le groupe est au sommet de sa forme ce soir. Sam escalade tout ce qu'il y'a à escalader, Xavier se déshabille, Julien et Florian exécutent 2 ou 3 petits sauts sur place. Y'a du bon chez les Shaking Heads, dommage que nous ne soyons qu'une poignée à le savoir. Mais Ohlala, l'heure tourne ! Faut que j'y aille moi !
Bisous, bisous les enfants et n'oubliez pas de commander How to entertain people in a paranoid city au Papa Noël !
Tchu !
Makizara


