Ahh la fête de la musique ! C'est un bien grand mot. Seulement, ça fait que 26 ans qu'elle existe. Remarque, la plupart des gens présents sont loin d'avoir soufflés leur 26ème bougie....
C'est sous une chaleur de plomb, que l'équipe de Born in Toulouse arrive sous l'arc de la Médiathèque José Cabanis, où les Effervescing Paintbox effectuent leur balance. Un concours de air guitare prévu juste avant leur concert parait-il ? Que dale ! Nada ! Alex aurait-il un sérieux penchant pour la mythomanie ? En attendant, un petit tour dans la médiathèque s'impose, histoire de bien se décrasser les oreilles avec un petit Joy Division. Une voix féminine au micro annonce : « A l'occasion de la fête de la musique, la médiathèque José Cabanis vous propose le concert des Efffff....euh..Efferveuhscing .....PainteuhBoxeuh à 16h00 ».Repeate after me madame, The Effervescing Paintbox !!
Le concert commence donc devant un public pour le moins hétérogène. La doyenne étant la grand-mère de Nico (le batteur) qui, à 88 ans, danse au son de ces quelques chansons teintées de pop. Comme quoi, le rock ça conserve !
Les Effervescing ont investis dans la tenue scénique. Et c'est dans leurs T-shit rayés, le foulard noué autour de cou, qu'ils entament leur set avec l'incroyable « Nut Gone ». Un set d'ailleurs composé des chansons de leurs 2 EP (d'ailleurs, ils ont (enfin) sortis le 2ème en CD), et même d'une reprise de Dutronc.
Malgré, un son quelque peu fuyant avec le vent et un problème de basse, le concert comble petits et grands. Et c'est avec le sourire et « I want you back » dans la tête, que nous continuons notre périple, à patte, jusqu'à la fameuse rue Boulbonne qui se situe juste « à côté » de la place St-Georges.
On découvre donc une scène improvisée sur un bout de trottoir. So rock ! Les musiciens s'affairent, l'ambiance est bonne enfant. Les Effervescing sont là mais dans le public cette fois, car « ils n'ont pas été invités » et le font plus ou moins savoir. En tout cas, ils sont quand même là, pas rancuniers pour un sou, et sont venu soutenir leurs chouchoux les DandyLions qui débutent les hostilités. Deux filles, Deux gars et Un xylophone, Un !! C'est de la pop sans batterie et un poil soporifique mais tout de même charmant. Cependant, les kids venus fêter la musique comme il se doit attendent presque avec impatience qu'un rock un peu plus crasseux leur taquine les tympans.
Chose dite, chose faite : les Lays reprennent les rênes devant un public de teenagers. Moyenne d'âge : 15 ans. Et là, je sens un immense gouffre s'ouvrir devant mes yeux...Sans doute, ce fameux fossé générationnel !!
« Euh...dis moi Sandy, les Lays, ils chantent en quelle langue ? »....
En anglais, me semble t'il puisqu'ils reprennent les Ramones et même les Artic Monkeys.
« C'est vachement à la mode de faire des reprises des Artic Monkeys en ce moment ! » me glisse Courtney, l'air malicieux.
Les Lays finissent leur set et laissent place au White Cherries. Ceux-ci comptent déjà une base solide de fans (l'effet Emergenza) mais ne cherchent pas vraiment à en conquérir d'autres. Le chanteur se donne à fond pourtant, fait même quelques slams mais comme on dit chez moi : « Vivement que les enfants aillent se coucher » !
Et c'est au tour des Plug in, groupe organisateur, d'enflammer la scène échafaudée. Sympas, mais toujours le même type de problème générationnel. A noter tout de même, que la seule chanson française de leur prestation, « Converse trouées », était plutôt réussit. Et quand arrive la fin, le public en redemande. Et c'est après un rappel qu'ils quittent la scène pour laisser la place aux Rusty Bells.
Ahhh, les choses intéressantes vont enfin débuter !! Les Rusty Bells, connus de tous, n'ont pas grand mal à foutre l'ambiance avec leur rock corrodé à l'oxyde de fer. Les chansons de leur 1er EP enchantent l'assistance. Enfin, la soirée peu commencer !
Deuxième concert de la soirée pour les Red Lips, mais c'est toujours avec autant de ferveur qu'ils arrivent à recolorier la ville rose en rouge saignant. « Lola » ; « Robot » ; « Shabby Girl » tous les ingrédients sont réunis pour convertir les plus récalcitrants et confirmer la dévotion des autres. Nathan se fait même littéralement déshabiller !!
Hey ! C'est pas fini, les mômes ! Partez pas comme ça ! Le meilleur est encore à venir. Les Rodeo Darlings enchaînent en compagnie d'un individu pire que le vieux fou de Rock at Home. Remarque, ils devraient peu être songer à inclure une petite chorégraphie digne de Kamel Ouali dans leur show....Non, je déconne !! En tout cas, les Rodeo, on ne les présente plus que sous le nom d'efficacité !!
Mais, pourquoi avoir mis les Meltintone en dernier ? Le meilleur pour la fin, sans doute ! Ou peut-être est-ce pour que la relative fraîcheur de la nuit (ou du petit matin) leur permette de mieux supporter leurs incontournables polos ? Bref, on s'en fout, on est là pour s'éclater et c'est tout ! Et c'est pas GG qui vous dire le contaire, lui qui arrive à réaliser l'exploit de pogoter avec un carton dans les mains. Respect !! xD« Messiah » ; « A fiver for a Soul » ; « It's now » ou encore « As a wiseman » et j'en passe. C'est la folie, comme à chacune de leur apparition et Floran Rémy confirme son statut d'idole absolue du tout Toulouse by night!! Un rappel s'impose : « Heureusement que vous nous avez rappelés » déclare Simon juste avant de lancer « Luck » ; « The Machine » et « Clubbin' ».
C'est la fin de cette première fête de la musique célébrée dignement. Et mes pieds s'en souviendront !!
