Enfin, les Alone in 1982 entament leur set devant un public clairsemé et peureux puisqu'il se tient à deux mètres de la scène. Pour ce qui est de Alone, je comprends bien parce que seuls ils le sont (dans leur trip du moins) mais Alone in 1982, moi j'aurai plutôt dis, Alone since 1982 ou bien pourquoi pas carrément changer de nom : The Valiums ??? Le batteur, qui a plus de barbe que de cheveux, agite ses baguettes d'un air mollasson, le regard exorbité. Quant au chanteur, sa voix a vite faite d'agacer. On a connu mieux comme duo. Quant à la longueur de leur set, même la messe de minuit peut paraître plus courte. Bref, Alone in 1982 est un groupe de bal de promo. Vous savez, ce groupe qui, dans les séries américaines pour adolescents perturbés, joue toujours les mêmes chansons pendant que Brooke et Peyton se déchirent pour savoir laquelle sera élue reine du bal...
Désolé, c'est plus fort que moi, mais là il faut vraiment que je sorte...
Cependant, je n'ai aucun mal à rerentrer dans le café puisque les Red Lips débutent leur dernier concert toulousain avant leur tournée estivale. Souhaitons leur bonne chance tout de même ! Il fait chaud sur scène, dans le public également et Charly ne semble pas totalement satisfait de leur prestation puisqu'il lance : « Je sais pas ce qu'il se passe mais j'ai l'impression qu'on est mou. Peut-être à cause de la chaleur ». Néanmoins, les Pumplies sont bon public et essayent de mettre un peu d'ambiance quand arrivent « Lola » et « Robots » les deux tubes des lèvres rouges. Leurs nouvelles chansons font leur chemin, toutefois, cette version revisitée de « I don't know why » n'a pas su me convaincre. Et on se surprendra même à regretter « Read between the red lips » grande absente de cette set list.
Dans la « foule » on croise quelques Dodoz, une partie des Effervescing Paintbox et un Johan Darling toujours au premier rang. La fin des Red Lips marque le départ d'une bonne partie de l'assistance pour choper le dernier métro.
Cependant, fidèle au poste, j'attends que les DandyLions commencent leurs comptines entêtantes. Un folk psychédélique, une superbe reprise des Strokes, etc...mais j'ai un mal fou à comprendre l'absence de batterie. Le rythme est à la musique ce que le squelette est au vertébré. Sans ça, le terme adéquat serait mollusque. Non ? Mais c'est beau !! Oui, c'est beau !! (Et c'est pas par peur des représailles que je dis ça, c'est vraiment beau presque féerique)... Mais le rock merde ! C'est tellement mieux !!! Ahhhhh mais pourquoi leur « lalalalala » ne veut pas sortir de ma tête ?? J'aime c'est tout !
