Le temps qu'il faut pour faire une sieste
Archive, groupe britannique fondé en 1955 par Darius Keeler et Danny Griffiths, reviennent dans les bacs avec leur 7ème album studio Controlling Crowds. Alors, le groupe au style musical indéfinissable contrôlera t-il encore les foules ?
Difficile à croire. L'album s'ouvre sur le morceau qui donne son nom à l'album et qui est, pour le coup, d'une durée peu conventionnelle (plus de 10 minutes tout de même !). On se rend compte que 10 minutes, mine de rien, c'est long. Surtout avec ce chant lancinant dans les oreilles. Ah c'est sur, on est bien loin de « System », la génialissime chanson de Lights, leur précédant opus. Le lecteur passe au titre suivant à notre plus grand soulagement. « Bullet » reste dans la lignée de « Controlling Crowds » mais en moins long (ouf !). Bon là aussi, si on n'aime pas le trip-hop et l'ambiant c'est foutu. C'est sur qu'il vaut mieux écouter Archive soit quand on déprime, ou alors si on a que ça sous la main. Cependant, Archive n'est pas un mauvais groupe. Non, loin de là ! Il innove, il propose. Et ça, c'est quelque chose qui se perd de plus en plus (cf. Sliimy/Mika = même combat). Bref. Revenons à nos Archive. Eux, c'est plus du genre à faire des musiques de films, vous voyez un peu le genre. En plus Danny Elfman et en moins Tiersen, quand même. Piano, violons et tout le tralala sont au rendez-vous sur ce Controlling Crowds, c'est ça que ça veut dire m'ssieurs/dames. Avec des ch½urs aériens, la voix pleurnichante et le rythme lourd un peu comme si tout tournait au ralenti. Zzzzzzz
Les titres s'enchaînent sans pause, comme si un fil était tendu tout au long des 13 pistes. « Dangervisit » rappelle ....mmm...rien ! Non mais enfin, Archive ça ressemble à rien d'autre qu'Archive. Alors que dire ? Ouais, bon Controlling Crowds c'est plus un « album fond sonore » voyez-vous. Ambiance electro destroy bizarroïde à la one again. Pfff, que c'est long !!! Que c'est chiant ! Ah, un once d'espoir, ça s'agit un peu sur la fin de « Dangervisit » mais bon pas de quoi faire danser les morts. Ah mais attendez, oula, maintenant c'est ambiance vent qui souffle...Waou ! Et l'autre là, avec sa voix de fausset, il veut quoi ? Nous faire chialer ! Et ben, ça donne plutôt envie de se suicider son truc là. C'est une manie chez eux ou quoi, les chansons de plus de 5 minutes ?! C'est fou comme le temps passe lentement quand on se fait chier. Aller, on passe maintenant à « Quiet Time » et l'influence hip-hop refait surface pour notre plus grand malheur, le phrasé rap wesh-wesh étant très très irritant pour des oreilles bercées aux riffs d'AC/DC. Aïe, Aïe, Aïe. Cet album ne finira donc jamais ?!
Verdict : (1 étoile pour le sport)
Non, non, non. Faut pas l'acheter ! Roh et puis en même temps, comme on dit souvent : « les goûts et les couleurs, ça se discute pas ». Alors, chers internautes, faites comme bon vous semblera avec ce Controlling Crowds. En tout cas, nous, on n'a pas du tout mais alors pas du tout était contrôlé par le père Keeler. Quand sera-t-il pour vous ?
Makizara

