Il y a l'enfer et...le Texas !
Nashville Pussy, groupe américain originaire de Georgie, sort son 6ème opus au titre accrocheur From Hell to Texas. Alors est-ce que Satan a élu domicile chez les Cow-Boys, c'est ce que nous allons voir...
Nashville Pussy n'est pas le genre de groupe qui se fait marcher sur les pieds. Non, eux, c'est plus le style à écraser les platform shoes du premier pseudo Hard Rockeur et sans aucune concession. Parce que Nashville Pussy, ce sont des vrais de vrais. Du Hard Rock comme on n'en fait plus depuis....longtemps. C'est en 1995, que Blaine Cartwright et sa femme Ruyters Suys ont eu l'idée de former un groupe dans la lignée d'AC/DC. Après de multiples changements de line-up (surtout chez les bassistes, allez savoir pourquoi, une malédiction sans doute !), le groupe est actuellement composé des deux époux auxquels s'ajoutent Jeremy Thompson à la batterie et Karen Cuda à la basse. Deux garçons, deux filles, le compte est bon ! Niveau discographie, les Nashville Pussy ne sont pas en reste. Cinq albums auxquels vient récemment de s'ajouter From Hell to Texas leur 6ème méfait. Et autant dire que c'est du lourd ! LP commence sur un coup de fouet aussi bien au sens propre du terme qu'au sens figuré. Ainsi, « Seep Machine », titre qui ouvre l'album, sous plonge directement dans une ambiance à mi chemin entre l'enfer, les grosses guitares et les gros camions américains transportant les fameux barils à pétrole du Texas. Il y fait chaud sur ce From Hell to Texas. Entre les flammes de l'enfer et le soleil de plomb sud-américain, les auditeurs transpirent en grosse gouttes. Le fait de faire des moulinets avec leurs longues crinières n'arrange certainement pas les choses. Niveau tube, on est gâté : « I'm so High », « Late Great USA » ou encore « Why Why Why » et ses ch½urs entêtants. Sans aucun doute le meilleur morceau de ce 12 pistes.
Cependant, quelques chansons font tâches comme « Dead Men Can't Get Drunk » ou encore « Stone Cold Down » et ses contres temps de mauvais goût. On notera que malgré la fameuse malédiction qui plane au dessus des bassistes, la basse de Miss Karen est très présente. La batterie, quant à elle, est assez rudimentaire, ce qui donne une certaine couleur aux morceaux. L'harmonica fait quelque apparition. Et oui, comment parler de Texas sans Cow-boys et de Cow-boys sans harmonica ? Impossible. Les ch½urs présents sur « Why Why Why », « Lazing Jesus » ou encore « I'm so High » nous permettent de ne pas trop s'ennuyer. En effet, même si la voix de Blaine est intéressante, il arrive un moment où on est lassé. Et c'est à ce moment là que Ruyters et Karen débarquent pour donner une touche de fraîcheur aux chansons. Et oui, ça a du bon d'avoir des filles dans le groupe ! Un brin de fraîcheur n'est pas négligeable quand on visite l'enfer et le Texas. Cependant, le voyage est épuisant. Heureusement pour nous, les Nashville ont pensé à nous à la toute fin de la toute dernière chanson avec un final digne d'un cartoon. Mais ce petit bonus ne sera dévoilé qu'aux braves qui auront supporté toutes les épreuves de From Hell To Texas.
Verdict :
Nashville Pussy, c'est un bon groupe de hard rock qui plaira aussi bien aux amateurs du genre qu'aux autres. Et oui, avec Nashville Pussy, vous pourrez vous vanter de connaître autre chose qu'AC/DC. Et ça, ça n'a pas de prix...
Makizara
Extrait de Shotactu.com

