Lua - Comptines pour chien

Lua - Comptines pour chien
Avec Lua le cadavre du rock bouge encore...

Donnez moi un L, donnez moi un U, donnez moi un A. LUA. Mo-mo-motus ! Wow ! Pour une fois qu'un groupe francophone n'utilise pas un nom en « The », ça se fêterait presque. Lua, donc. Comme un langage de script libre, réflexif, impératif et fonctionnel (merci Wikipedia), ou comme Lune en portugais. Mais ce quatuor là, originaire de Tours, ne revendique rien de plus que de faire de la musique.

Mais pas n'importe quelle musique. Une à l'image de l'humanité, sombre et poétique à la fois. Les textes sont écrits dans la langue de Molière et c'est totalement assumé. Les mélodies sont, quand à elles, soigneusement étudiée, cf. l'intro de « Ruines et Restes », chanson figurant sur leur premier EP 4 titres. EP, qui d'ailleurs s'intitule Comptines pour Chien et qui sort comme un éclaireur pour fendre un chemin à leur premier album qui devrait voir le jour sous peu. Mais « Comptines pour Chien », c'est également une chanson qui figure en première place (et même première classe) sur ce 4 titres. Et cette chanson là, wahou ! C'est une pépite. Quelque chose qui nous envoûte jusqu'à la moelle épinière et nous redonne foi dans le rock français. Un truc qu'on est fier de chanter et même de hurler avec ses tripes. Après l'écoute (attentive, sinon ça marche pas) de « Comptines pour Chien », tout est tellement bien dit, qu'il ne nous reste plus qu'un « Hééééé ben ! » dans la bouche. Côté son, on parlera de Garage/Rock avec un soupçon de Grunge. Et là, le petit journaliste est bien embêté avec ces quatre énergumènes : Lua, ça ressemble à quoi ? A quel groupe connu font-ils penser ? Hum....mais après l'air songeur et le grattage de tête de circonstance, force est d'avouer que Lua est un groupe qui ne ressemble à rien ni personne. Ouais, Lua c'est un de ces groupes, unique en son genre, qui ne s'embarrasse pas d'étiquette et qui ne régurgite pas débilement ces influences à la gueule du premier mec qui passe. Non, eux, c'est différent. Oh bien sûr, ils ne comptent pas non plus révolutionner l'histoire du rock'n'roll. Mais, quelque part, ils réinventent la musique, à leur manière. Plutôt pessimiste, il faut bien l'avouer, puisque leurs textes versent, de préférence, dans le mélodramatiques : « Le monde est un monstre qui fait de moi une ombre » sur « Comptines pour Chien » ou encore « Enterrez-moi » sur « Enterro ».

Bien que le french rock band, comme ils aiment se définir, ne veut pas entrer dans un quelconque moule, les quatre lascars arborent fièrement un palmarès des groupes avec qui ils ont partagé la scène. Et parmi les heureux élus il y a Dionysos, Hushpuppies, Deportivo ou encore The Servant. Ce qui n'est pas rien !
De plus, [g]Lua se veut légèrement engagé comme tous bons groupes de rock français se doivent d'être s'ils ne veulent pas être apparentés à, au hasard, Kyo.
Et Lua, ne lésine pas sur les mots en qualifiant notre « Génération de moutons » et en affirmant que « Le corps de Marianne est violé ». On pensera immédiatement à du Damien Saez période « Fils de France ». On pourra aussi noter que la voix de Joao, le chanteur, pourrait bien faire réfléchir à deux fois tous futurs candidats Star Académiciens et autres Nouvelle Star (Bien le bonjour Monsieur Man½uvre !).


Bref, si vous ne connaissez pas encore Lua, on ne se permettra pas vous dire « Shame on you » mais comme on dit souvent : il vaut mieux tard que jamais. Alors foncez vous procurez Comptines Pour Chien le premier EP ou bien attendez bien sagement que l'album sorte ou encore, faites les deux.


Makizara


Extrait de Shotactu.com
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# Posté le lundi 09 mars 2009 06:21

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi - Mathias Malzieu

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi - Mathias Malzieu
Résumé: Mathias, la trentaine, vient de perdre sa mère. Expérience douloureuse qu'il parvient à surmonter grâce à sa rencontre avec un géant sur le parking de l'hôpital. Le colosse lui apprend à vivre malgré cette disparition et l'invite à un voyage fantastique au pays des morts. Ce premier roman initiatique, évasion dans l'imaginaire, raconte le nécessaire passage d'un monde enfantin et fantastique à la dure réalité de l'univers sans pitié des adultes.

Mon avis: 1er véritable bouquin du chanteur rouquin de Dionysos (il avait précédement écrit un recueil de nouvelles à la sauce western spaghetti), Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi est étrange, envoûtant poétique et chialant. Mathias Malzieu écrit sa douleur, la pose noir sur blanc sur papier et raconte cette blessure que beaucoup de personnes ont en elles sans parvenir à la décrire. Mathias le fait pour nous et ça fait du bien. Merci.

# Posté le lundi 09 mars 2009 06:08

Nashville Pussy - From Hell To Texas

Nashville Pussy - From Hell To Texas
Il y a l'enfer et...le Texas !

Nashville Pussy, groupe américain originaire de Georgie, sort son 6ème opus au titre accrocheur From Hell to Texas. Alors est-ce que Satan a élu domicile chez les Cow-Boys, c'est ce que nous allons voir...

Nashville Pussy n'est pas le genre de groupe qui se fait marcher sur les pieds. Non, eux, c'est plus le style à écraser les platform shoes du premier pseudo Hard Rockeur et sans aucune concession. Parce que Nashville Pussy, ce sont des vrais de vrais. Du Hard Rock comme on n'en fait plus depuis....longtemps. C'est en 1995, que Blaine Cartwright et sa femme Ruyters Suys ont eu l'idée de former un groupe dans la lignée d'AC/DC. Après de multiples changements de line-up (surtout chez les bassistes, allez savoir pourquoi, une malédiction sans doute !), le groupe est actuellement composé des deux époux auxquels s'ajoutent Jeremy Thompson à la batterie et Karen Cuda à la basse. Deux garçons, deux filles, le compte est bon ! Niveau discographie, les Nashville Pussy ne sont pas en reste. Cinq albums auxquels vient récemment de s'ajouter From Hell to Texas leur 6ème méfait. Et autant dire que c'est du lourd ! LP commence sur un coup de fouet aussi bien au sens propre du terme qu'au sens figuré. Ainsi, « Seep Machine », titre qui ouvre l'album, sous plonge directement dans une ambiance à mi chemin entre l'enfer, les grosses guitares et les gros camions américains transportant les fameux barils à pétrole du Texas. Il y fait chaud sur ce From Hell to Texas. Entre les flammes de l'enfer et le soleil de plomb sud-américain, les auditeurs transpirent en grosse gouttes. Le fait de faire des moulinets avec leurs longues crinières n'arrange certainement pas les choses. Niveau tube, on est gâté : « I'm so High », « Late Great USA » ou encore « Why Why Why » et ses ch½urs entêtants. Sans aucun doute le meilleur morceau de ce 12 pistes.


Cependant, quelques chansons font tâches comme « Dead Men Can't Get Drunk » ou encore « Stone Cold Down » et ses contres temps de mauvais goût. On notera que malgré la fameuse malédiction qui plane au dessus des bassistes, la basse de Miss Karen est très présente. La batterie, quant à elle, est assez rudimentaire, ce qui donne une certaine couleur aux morceaux. L'harmonica fait quelque apparition. Et oui, comment parler de Texas sans Cow-boys et de Cow-boys sans harmonica ? Impossible. Les ch½urs présents sur « Why Why Why », « Lazing Jesus » ou encore « I'm so High » nous permettent de ne pas trop s'ennuyer. En effet, même si la voix de Blaine est intéressante, il arrive un moment où on est lassé. Et c'est à ce moment là que Ruyters et Karen débarquent pour donner une touche de fraîcheur aux chansons. Et oui, ça a du bon d'avoir des filles dans le groupe ! Un brin de fraîcheur n'est pas négligeable quand on visite l'enfer et le Texas. Cependant, le voyage est épuisant. Heureusement pour nous, les Nashville ont pensé à nous à la toute fin de la toute dernière chanson avec un final digne d'un cartoon. Mais ce petit bonus ne sera dévoilé qu'aux braves qui auront supporté toutes les épreuves de From Hell To Texas.

Verdict :
Nashville Pussy, c'est un bon groupe de hard rock qui plaira aussi bien aux amateurs du genre qu'aux autres. Et oui, avec Nashville Pussy, vous pourrez vous vanter de connaître autre chose qu'AC/DC. Et ça, ça n'a pas de prix...


Makizara

Extrait de Shotactu.com
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# Posté le mardi 03 mars 2009 06:57

Morse

Morse
Synopsis: Oskar est un adolescent fragile et marginal, totalement livré à lui-même et martyrisé par les garçons de sa classe. Pour tromper son ennui, il se réfugie au fond de la cour enneigée de son immeuble, et imagine des scènes de vengeance. Quand Eli s'installe avec son père sur le même pallier que lui, Oskar trouve enfin quelqu'un avec qui se lier d'amitié. Ne sortant que la nuit, et en t-shirt malgré le froid glacial, la jeune fille ne manque pas de l'intriguer... et son arrivée dans cette banlieue de Stockolm coïncide avec une série de morts sanglantes et de disparitions mystérieuses.
Il n'en faut pas plus à Oskar pour comprendre : Eli est un vampire. Leur complicité n'en pâtira pas, au contraire...

Mon avis: Il s'agit, certes, d'un film sur les vampires mais croyez-moi, rien à voir avec ce navet de Twilight. Morse est un film poignant, à voir absolument...
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# Posté le jeudi 19 février 2009 09:36

Oasis au Zénith de Toulouse le 17/02/2009

Oasis au Zénith de Toulouse le 17/02/2009
Oasis is good, mais tu peux par comprendre...

Le fameux groupe des frangins Gallagher sont passés dans la ville rose et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont laissé des traces. Remember...

Il est 19h et des brouettes quand le petit reporter de Shotactu se pointe dans le plus grand Zénith de France (et oui, le Zénith de Toulouse à la class !). Les vigiles à l'entrée sont méticuleux : pas de bouteilles, pas d'appareils photos... Et interdiction d'aller dans les gradins quand on a une place debout. Pas grave ! Quand on a les sens aussi affûtés que tout bon reporter, on trouve toujours le moyen de gruger. Les escaliers feront l'affaire ! Delà, la vue est splendide. On aperçoit quelque stars locales (le chanteur des Jocks, le bassiste des Meltintone...), le tout Toulouse rock'n'roll s'est réunit ce soir. Sur scène les Free Peace entament leur set quelque peu ennuyeux. Ce trio de Liverpool a de la voix mais peut-être pas assez de technique (ou alors c'est le tract, allez savoir) puisqu'il se rate plusieurs intro. La foule compact semble quelque peut hermétique à leur rythme'n'blues psychédélique. Faut dire que leurs longues plages expérimentales ne se prêtent pas tellement à la situation, ni à l'ambiance. Heureusement, leur prestation ne dura qu'une quarantaine de minutes, juste assez pour se préparer psychologiquement à l'arrivée, Ô combien attendue, d'Oasis.

Après une interminable attente lors du changement de plateau avec une musique beaucoup trop forte en fond sonore, Oasis entre en piste et c'est parti pour plus de 2h30 de spectacle. Et spectacle, c'est le mot ! Quatre écrans géants sont disposés sur le mur du fond. Oasis a sorti le grand jeu. Un jeu de son et lumière qui aurait fait pâlir Jean-Michel Jarre. Liam et Noël entrent les premiers, suivit de près par leurs 3 acolytes. Le quintette originaire de Manchester commence à foutre le feu sans préliminaire. Liam, tout de noir vêtu, lunette de soleil vissées sur le nez, chante comme personne même si en vieillissant le cadet des deux frères a perdu quelques octaves en court de route. Il adopte des postures « viriles » (jambes écartées, torse bombé le tout en affichant des airs de propriétaire) ce qui lui donne un petit air comique. Noël, quant à lui, enchaîne les solos sans fioriture. L'aîné Gallagher est, certes, moins troublion que son petit frère mais il reste tout de même fidèle à sa réputation de fouteur de merde en lançant un « Je vous emmerde moi aussi ! » juste après une intro ratée. Le batteur, quant à lui, fait bien son job. Le bassiste et le deuxième guitariste dansent près des amplis quand Liam est sur scène, mais quand celui-ci s'éclipse lorsque vient le tour de Noël de pousser la chansonnette, ceux-ci n'hésitent plus à arpenter la scène. C'est qu'il inspirerait presque de la terreur ce Liam ! Oasis enchaînent les tubes, aussi bien de leur dernier effort Dig Out Your Soul, que de leurs plus anciens albums. « Wonderwall » sera chantée par près de 8 000 personnes, qu'on n'entendait presque plus Liam chanter. « Lyla » fera également son petit effet.

Les anglais sont venus en masse pour assister à ce fameux (et fabuleux) concert d'Oasis. On a ouï dire, qu'en Angleterre les concerts c'est du grand n'importe quoi. Pas de règle, pas de législation. Parait que les anglais en concert c'est quelque chose. Et bien, on pourra le confirmer, puisque de tous les côtés, des anglais gueulent, répondent à Liam lorsqu'il parle d'un vélo (« Bike »), et c'est à ce moment là, que le petit reporter se dit dans son fort intérieur qu'il « va falloir faire des progrès en anglais ». Mise à part les tentatives de communication avec le public de Liam, Oasis nous sert une prestation digne des plus grands. Cela fait maintenant plus de 15 ans qu'Oasis existent, plus de 15 ans qu'ils se revendiquent « le meilleur groupe du monde » en dénigrant les autres groupes (les Kaiser Chiefs ont récemment fait les frais des provocations Gallagher en se faisant traiter de groupe « middle of the road »), mais ce soir Oasis est à la hauteur de ce qu'il prétend être. Faut dire qu'ils en ont fait des tournées, des concerts, des festivals... Ils sont rodés. Mais après avoir foutu le feu, ils calment le jeu en sortant les guitares acoustiques histoire de nous tirer une petite larme à l'½il. Séquence émotion. Les violons ne sont pas là mais c'est tout comme. Noël chante avec douceur. C'est beau ! Mais Liam revient histoire de dire « c'est moi la star, ne me vole pas la vedette ». « Cette chanson est la dernière » dira t'il, même si personne ne le croyait vraiment. Et pour cause, quand y'a concert, il y a rappel ! Et Oasis, reviendront en grands princes nous jouer les ultimes chansons. Puis ils saluent un zénith en transe. C'est la fin. On a du mal à réaliser mais les vigiles nous gueulant des « On ferme » nous font quelque peu redescendre sur Terre.

Dehors, c'est la folie, tout le monde se rue au stand T-shirt histoire d'acheter un bout de ce rêve qui s'éloigne petit à petit.
Oasis a marqué les 8 000 esprits présents ce soir et on en gardera les séquelles toute notre vie.
Tient, celui-là avec son T-shirt Kaiser Chiefs, il a pas peur...

Makizara

Extrait de Shotactu.com

# Posté le jeudi 19 février 2009 09:18