Ce 24 Janvier 2009 a, pour le coup, été un jour difficile. Aussi bien au niveau climatique (alerte rouge, tout de même !) qu'au niveau du choix du concert (il y avait, en effet, 2 autres concerts ce soir là, un au Cri de la Mouette (d'ailleurs chroniqué par Courtney), et un 2ème au SDS). Mais c'est sur celui du Pavillon Sauvage, que mon choix s'est porté. Rock At Home, étant LE festival a ne surtout pas manqué. Celui, où tout à commencé...
C'était le 5 Janvier 2008, dans l'ancien Pavillon Sauvage aujourd'hui réduit en petit tas de sable. C'est là que l'idée Born in Toulouse a germé dans mon esprit. Un an et des brouettes plus tard, me voilà devant le portail rouillé du 26 rue Dargnaux. Il est 18h30 et il n'y a pas un chat à l'horizon. Juliette et Sarra sont déjà là mais le concert n'a pas encore commencé. Et merde ! Décidément, ma nième tentative pour arriver à la bourre a encore foirée. Pff !!
L'ambiance laisse à désirer et je me surprends à penser que, peut-être, les lettres de noblesse du festival se sont envolées avec la tempête. A l'intérieur du-dit Pavillon, la déco a été refaite.... mais pas par Valérie Damidot : murs d'un rouge sanglant et affiches collées à la va-vite. Il est 19h et seulement quelques Warm Toy Machine et autres Rusty Bells sont présents. On apprend que les Waterllillies ne seront pas de la partie ce soir, les pauvres sont restés coincés à Nîmes. Le temps passe, les anges aussi. Courtney et les s½urs Moulinou'x font une brève apparition avant d'aller secouer la péniche. Et les Warm Toy Machine entament les hostilités devant un public clairsemé. Mais devant la petitesse de la cave, on y verra que du feu. Et finalement, les Warm Toy ont bien su gérer la situation. C'est sous le regard d'un Che en robe blanche que les frangins Bedani et leur pote batteur, exécutent un set d'une efficacité qu'on ne leur soupçonnait pas. Belle surprise, donc !
Les Pink Elephants sont les suivants sur la liste. Ils nous avaient bluffés à leur précédent concert au Samba Résille mais vont-ils réitérer leur performance ? Et bien, oui ! Même si c'était moins flagrant que la dernière fois. Les Eléphants Roses font bel et bien partis de la famille. Et on pourra, désormais, compter sur eux pour enchanter nos cages à miel.
Les DandyLions, 3ème groupe de la soirée, viennent déverser leur pop-folk gentillet devant une cave remplie à ras bord. Le ukulélé, le xylophone et les ch½urs, tout ce qui fait le charme du groupe de Clémentine, tout est présent. Cependant, il est vrai, leur musique ne fait pas l'unanimité. (Et non, je ne citerai personne...^^)
Arrivent ensuite les fameux Meltintone ! Jusqu'au dernier moment, leur présence sur scène était incertaine. En effet, Vincent, le guitariste était coincé à Paris. Plus d'avion pour cause de tempête. On a eu peur. Mais ouf, la Meltin'touch fera encore son effet ce soir. Et c'est seulement après les premiers accords que l'ambiance monte de plusieurs crans. Les Meltintone, rois des caves, des théâtres, des salles de concerts et même des péniches ! Ils pourraient jouer d'importe où qu'il y aurait une putain d'ambiance. Leurs costumes de scène et leurs légendaires déhanchés font s'agiter un public au rendez-vous (il était temps).
Place ensuite aux Rodeo Darlings. Les frères Darlings même s'ils ne parviennent pas à battre leur propre record (déjà très élevé) ne faiblissent pas pour autant. L'assistance se balance à l'écoute de leur blues efficace. Et pour finir leur prestation en apothéose, le téméraire Johan n'hésite pas à slamer avec sa guitare à quelques millimètres du plafond.
En 2 temps, 3 mouvements plus tard, les Rusty Bells foulent la minuscule scène du Pavillon Sauvage. Ils entament directement avec leur tube « Chain Reaction » et enchaînent leurs morceaux sous les applaudissements francs (mais pas extrêmement massifs) du public fatigué. Ils finissent tout de même leur set avec leur traditionnel larsen, histoire de nous réveiller pour l'arrivée des Red Lips.
Derniers à passer, les Red Lips n'ont pourtant pas excellés. Et pourtant, ils avaient une set list en béton armé, des tubes d'une efficacité redoutable (« Lola », « Please Help », « Robots ») mais non, la magie n'opère pas. Ce qui a pour effet d'agacer (encore davantage) un Charly ayant sombré du côté obscur de la force. Celui-ci envoyant un majeur bien tendu à l'adresse d'un ingé son ayant une mentalité de maternelle : « Nananère, je monterai pas ton micro. Nathan il chantera plus fort que toi, nananère ! ». Pour le leader perfectionniste des lèvres rouge s'en est trop et c'est les traits du visage tendus qu'il poursuivra cependant le show. Camille et Nathan essayant de temps à autres de détendre l'atmosphère en communicant avec le public. Mais non, rien à faire, l'ambiance est irritable. Tout ceci est tellement invraisemblable que je me demande si cette scène, je ne l'ai pas inventée de toute pièce?!
Bref, c'est exténuée après avoir esquivé toute la soirée les flashs paparazzitiques de Mr.Jack que je rentre rejoindre Morphée en me disant que le Rock n'est pas mort puisqu'il vit à Toulouse !
Tchu, les mômes !
Makizara

