Enhancer - Désobéir

Enhancer - Désobéir
Fais pas si, fais pas ça!


“Let's goooooooo ! Dirty Dancing !!” Euh...pardon! En même temps c'est l'effet que provoque le mot Enhancer chez tous les mélomanes qui se respectent. Sauf, que cette fois ci, les 8 déjantés de Cergy Pontoise sortent un 4ème méfait. Et c'est rien de le dire ! Puisque la galette en question se nomme Désobéir. Ouhhh les vilains petits rockeurs, ils veulent corrompre la jeunesse ou quoi ? Faut faire attention, messieurs, Socrate a voulut le faire, ben, il en est mort ! Et oui, jouer avec le feu, certes, mais les Enhancer c'est plutôt majorettes effarouchées ou cracheurs de feu édentés ?

Et la bonne réponse, Jean-Pierre, est ....(roulements de tambour).......(suspense insoutenable).... : Enhancer c'est plutôt des cracheurs de tubes ! Ouais, ça fait 11 ans que ce octuor, mélange sans concession (aucune) Metal (avec un « e » et pas un « é » sinon c'est le matériau), Hip-Hop, Rap et Rock'n'roll. Bref, des styles qui, comme ça, n'ont rien à voir les uns avec les autres mais qui, dans le son d'Enhancer, prennent un tout autre nom : la Fusion !! (et non, je vous vois venir, rien à voir avec la fusion partielle des péridotites). Bon, et autant dire, que Désobéir, leur 4ème album, ne déroge pas à la règle. Enhancer, on les connaît pour leurs textes percutants (parfois provocants), pour leurs phrasés rap/metal (3 chanteurs, tout de même !), pour leurs grosses guitares et aussi...pour leur légendaire mauvaise foi. Mais que Liam Gallagher se rassure, les Enhancer restent des petits joueurs sur « Rock Game », premier single extrait de l'album. Sur ce titre très accrocheur, les néo-metalleux francophone crachent leur venin sur les Baby rockeurs à la Tokio Hotel et autres BB Brunes (cf. le clip) et enterrent symboliquement le rock français (« On est des croc morts, on enterre, le rock français est mort »). On pourrait même discerner leurs chevilles enflées à vu d'½il sous leurs traditionnels bermudas. Wesh, Wesh ! Les Enhancer, font jumper la foule, zy-va, t'as vu ! En plus y'a La Fouine. Yo ! Depuis qu'ils ont fait copain-copain avec Joey Starr et Kool Shen les petits ont pris du clapet et un bon (ou pas) carnet d'adresse puisqu'en plus de La fouine en guest/ featuring (ça, c'est pour le vocabulaire), ils ont fait venir Dadoo (« 4444 ») et Mr.Toma (« Debout »). Mais les Enhancer, sont quand même un minimum cultivés et ils veulent le faire savoir sur « Désobéissance » en parlant de Gandhi, la désobéissance civile, la fameuse marche du sel et tout et tout.

Bon ce qu'il faut savoir quand même, c'est que cet opus, avec sur le couv' un gentil gnafron qui fait les yeux du chat peauté dans Shrek, ben, ce CD (qui fait aussi DVD, précisons) dure 1h55 !! Oui, vous avez bien lu ! C'est sur qu'on aurait le temps d'écouter 4 Naast entre temps et faire un tour au Casino du coin mais les Enhancer aiment bien faire durer (la plaisir ou la torture, c'est selon). La plupart des titres dépassent aisément la barre des 4 minutes top chrono ! C'est qu'ils ont de l'endurance, ces mecs là ! Et ils aiment bien faire savoir qu'ils sont là depuis une décennie déjà ma pauvre Lucette : « ouais zy-va t'as vu, on est les Enhancer et on est là ! ». Ils aiment le fun, s'amuser, faire de bruit, etc... « mais surtout pas faire la morale ». Ouais, c'est ça David, et la marmotte tu sais ce qu'elle fait ?! « A vendre » descend la génération myspace. En gros, c'est pas bien le téléchargement illégal et déballer sa vie sur son blog, c'est naze. Sur ce coup là, on ne peut pas les blâmer. Et puis la consommation, le système, les pseudo rebelles, avec leur rimmel, à la Tokio Hotel (notez les rimes en « el », héhé !).
Bref, c'est bien beau tout ça mais bon.

Verdict :
Enhancer et leur nouveau bébé brailleur Désobéir (il a de l'avenir, le bambin !), c'est toujours du Enhancer. Même s'il n'y a pas, parmi les 16 morceaux que contient cet LP, de titres rigolos comme le « Girls » de leur précédent opus Electrochoc (ni de « Let's goooooo Dirty Dancy !! » euh...re pardon), ça reste du Enhancer, comme on les aime. Ce qui est sûr, c'est que sur scène, ces 8 cinglés (« cinglés, cinglés faut foutre la hola, sur la brèche ») continueront longtemps à foutre le feu aux scènes hexagonales et c'est tout le mal qu'on leur souhaite.


Makizara


Extrait de Shotactu.com
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# Posté le samedi 17 janvier 2009 14:24

The Undertones - An Anthology

The Undertones - An Anthology
Punk à chien, punk à chien, punk à chien, chien, chien, Chien de garde, chien de garde, chien de garde, garde, garde, Garde à vous....

The Undertones, on en a vaguement entendu parlé. Ouais, ça vous dit quelque chose à vous aussi ? En fait, c'est un groupe de Punk Rock formé à Derry en Irlande en 1975 par quelques frangins et autres potes. Classique. Mais il se trouve que ce groupe que beaucoup de personne connaît (au moins de nom) a sortit en Septembre 2008 un double album best-of, An Anthology, qui retrace un peu plus de 30 ans de musique.

Et autant dire qu'il y a de quoi satisfaire toutes les curiosités naissantes mais aussi les connaisseurs aguerris. An Anthology, c'est 2 CD, un de 29 titres, l'autre de 27 ! Et parmi toutes ces pistes il y a les « tubes » comme « Jimmy, Jimmy » ou encore le fameux « Teenager Kicks » (morceaux qui a d'ailleurs été reprit à toutes les sauces : Green Day, KT Tunstall, The Raconteurs...) mais aussi des démos, et des morceaux live. Un joyeux panel, certes, mais il est facilement possible de s'y perdre. La plupart des morceaux étant, de toute évidence, ancrés dans un style bien définit de punk rock influencé par l'iguane et ses comparses mais aussi des Ramones, des Clash, Sex Pistols et compagnie. C'est vraiment un melting pot d'influences 70's qu'on retrouve là et on a parfois du mal à discerner les différents titres. Mais l'avantage d'un tel best-of, c'est de parfaire la culture musicale bancale des djeuns qui n'ont pas vécu cette époque mythique du rock qu'est la fin des années 70. Mais cette double galette ravira également les nostalgiques bedonnants à la calvitie criante (et oui, dur dur de faire une crête avec seulement trois cheveux...)

Tous les titres s'écoutent donc dans la continuité, tout est homogène et peut-être un peu trop. 29+27=56 ! 56 chansons. 56 morceaux à écouter ! Autant dire que cet opus est destiné à ceux qui ont beaucoup de temps devant eux (pas forcement à perdre) ou bien à ceux qui ont une longue route à faire. En tout cas, les têtes crêtées se remueront à l'écoute de « She's A Runaround » ou encore sur « You've Got My Number ». Du bon punk donc. Avec tout les ingrédients qui ont fait la renommée de ce mouvement de 77, avec un son caractéristique de ces années là. Et ça, ça fait plaisir à entendre ! Parce que Green Day, ça va bien 5 minutes mais les pionniers du genre sont quand même les groupes de la trempe des Undertones, alors rendons à César ce qui lui appartient si vous le voulez bien ! Notons tout de même un petite touche Ska sur « It's Going To Happen » avec les saxo de circonstance pour ne pas se cantonner à un style, à une étiquette particulière. Dommage qu'on ne cite généralement pas The Undertones comme influence majeure du punk rock actuel au même titre que les Clash ou les Who...

Verdict :
Après 6 albums studio et une multitude de séparations et de reformation le gang des frères O'Neill sort un double album, An Anthology, qui retrace plus de 30 ans de punk-rock. Y'a du bon, y'a du moins bon mais l'ensemble est tout à fait convenable pour tout amateur de collier à clous ou autre épingle à nourrice. Alors, si vous êtes fans, ou bien si vous voulez juste vous faire une cure intensive de vrai punk, ce double album est fait pour vous.

Makizara

Extrait de Shotactu.com
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# Posté le dimanche 11 janvier 2009 10:17

The Craftmen Club - Thirty six minutes

The Craftmen Club - Thirty six minutes
Ça pourrait bien être la BO d'un western spaghetti réalisé par Tarantino !

The Craftmen Club, trio guitare/basse/batterie originaire de Guingamp en Bretagne, sort son 2ème effort studio sous le doux nom de Thirty six minutes. Après deux EP et un premier album en 2005, Steve, Yan et Marc reviennent foutre le feu à la scène indé française.

The Craftmen Club c'est avant tout un groupe de scène avec à leur actif de multiples concerts en tout genre. Mais The Craftmen Club c'est aussi un groupe de studio puisqu'il nous offre en cette nouvelle année un 2ème album, Thirty six minutes, placé sous le signe de leur bien aimé « prototype rock'n'roll ». 2009, l'année du neuf ! Cet opus a des faux airs de concept album puisqu'il raconte une histoire étendue sur 11 morceaux, plus percutants les uns que les autres. Ce Thirty six minutes retrace donc l'histoire de Gary Blood, un personnage fictif dont la santé mentale est quelque peu vacillante suite à l'assassinat de sa famille. On notera tout de même un côté Dionysien sur « Gary Blood », ainsi qu'un côté western spaghetti sur « Desert land » (sûrement la faute au banjo), les cow-boys, les indiens, le « Phare Ouest », et tout et tout. On s'y croirait. Une visite guidée du grand canyon messieurs, dames ! Cependant, les Craftmen Club n'utilisent pas uniquement les chevaux et les roulottes que les Daltons aimeraient bien piller comme moyens de transport. Non, eux leur truc c'est quand même les grosses voitures à la Death Proof. Et leur musique est parfaite pour arpenter les plaines américaines au volant d'un de ces engins au moteur bruyant. Tarantino serait fan !

Le petit plus musical des 3 acolytes est la facilité avec laquelle ils font passer leur message aussi bien dans la langue de Shakespeare que dans celle de Molière. (« Les Chiens », « Gary Blood »). On pourra donc aisément dire que le label Upon park/booster/discograph a fait une affaire en signant ces trois allumés là. On retrouve également un côté plus moderne et urbain sur « I can't get around » avec les « yeah yeah yeah » de circonstance qui restent gravés dans toutes cervelles au QI plus élevé que celui d'une mouette. La voix du chanteur hypnotise nos oreilles avec ce timbre guttural, qui prend des allures d'outre tombe sur « Hold out your hands (to the lost soul) ». On définira quand même leur style de garage-rock mais bien orienté US puisque le trio breton cite parmi ses nombreuses influences Gun Club, Violent Femmes, Jon Spencer Blues Explosion ou encore Johnny Cash. Vous voyez un peu le tableau...

Verdict :
Thirty six minutes, est un très bon album de « prototype rock'n'roll » puisqu'on pourra affirmer qu'il contribuera à relever le niveau du rock en France. Ouais, c'est pas du Noir Désir mais ça envoie quand même bien du steak ! N'oubliez pas, chers internautes, votre chapeau et votre flingue car The Craftmen Club vous embarque pour découvrir le nouveau monde. Gare aux coyotes ! La nuit, le désert en est infecté...Rantanplan arrête d'embêter Johnny Jumper, tu veux bien !



Makizara

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# Posté le mardi 30 décembre 2008 11:54

Mister Soap and the Smiling Tomatoes - Hawaii (EP)

Mister Soap and the Smiling Tomatoes - Hawaii (EP)
C'est pas de la soupe!

Mister Soap and the quoi ? Smiling Tomatoes ? Mais pourquoi elles sourient les tomates d'abord? « Parce qu'elles sont contentes ! » répondra Paul, le chanteur, avec un air énigmatique. Impossible d'en savoir plus sur ce mystérieux nom qui est de loin le plus extravagant des noms de groupes Parisiens. Des parigots ? Encore ! Oui, mais ces tomates là ne nous servent pas une soupe indigeste.

Ça fait un an maintenant que les Mister Soap and the Smiling Tomatoes s'usent leurs doigts sur leurs instruments respectifs dans leur garage et les bars parisiens. Ils font partie de ce que le monde journalistique appelle « la jeune scène parisienne ». Ou en d'autres termes, les « baby rockeurs ». On en a entendu parlé de tous ces groupes (BB Brunes, Naast et consort), on en a même soupé ! Mais la soupe musicale ne fait bizarrement pas partie des influences des Mister Soap. A l'écoute de leur premier EP, Hawaii, on croirait percevoir sur une plage de sable chaud, un Dylan avec des Wayfarer visées sur le nez, les Beatles pataugeant dans les vagues, quelques Kinks qui font bronzette et des Beach Boys jouant au volley. Et au milieu de tout ça, les jeunes Mister Soap and the Smiling Tomatoes font leur potage en mixant toutes leurs influences. Et ça donne Hawaii, un EP 5 titres qui ne réinventera certainement pas le rock'n'roll mais qui aura le mérite de lever tous les préjugés qu'on avait sur les « baby rockeurs made in Paris ». La galette en question a été produite par le label de Yarol Poupaud, Bonus Track Records, qui a également signé les talentueux Parisians. Des fils de Libertines, donc, ces Mister Soap. On les aime bien alors ! Même si ce sont des habitués des Rock'n'roll Friday. Puis question musique c'est plutôt cool, avec leurs c½urs à la « Ouuuuh Ouuuuh » et « nanana nanana ». C'est très surf-music. Et leur chanson « Hawaii » ne nous démentira pas. C'est aussi très rockabilly sur « Sam and the nipples », et on constate que le boogie-woogie est la seule danse adéquate pour ce type de chanson, bien qu'on ressemble fortement à un canard pataugeant dans la semoule. Qu'importe ! Le ridicule n'a jamais tué personne. « Me and my shadow », quant à elle, met en avant la voix éraillée du jeune chanteur qui peut parfois agacée légèrement les tympans. Mais nos yeux se délecteront du visuel très enfantin des Smiling Tomatoes à base de tomates rouge vermeilles combattant un croque-mitaine le tout en coloriage qui dépasse. « Life is a pop song » fait tout de même penser à un générique de film bien kitch du genre de « La Boum » mais quand même très class, très dandy dans le style. Les influences 60's reviennent plus rock que jamais sur « Mother Sunshine » avec ses riffs implacables.

Verdict :

Hawaii, premier EP des Mister Soap and the Smiling Tomatoes est, malgré le piston dû à leur situation géographique (Paris), un très bon 5 titres bien qu'il n'apporte rien de neuf à la musique mais revisite cependant d'une manière brillante cette époque nostalgique que de plus en plus de monde n'a jamais connu. Alors, bravo messieurs et bonne route !

Makizara

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# Posté le dimanche 21 décembre 2008 10:28

IUT Story

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# Posté le samedi 20 décembre 2008 08:29