The Pretenders - Break Up The Concrete

The Pretenders - Break Up The Concrete
C'est du Béton!

Le « No Future » des Sex Pistols n'a pas vraiment eu d'effets sur les Pretenders parce que 30 années après leurs débuts, la formation Anglo-Américaine revient avec un 5ème opus : Break up The Concrete. Et autant dire que pas une ride ne vient gâcher le tableau que Chrissie Hynde et ses spires nous livrent en 2008.

Ça fait quand même 6 ans que le monde du rock n'avait plus de nouvelles des Pretenders. 6 longues années depuis Loose Screw, le prédécesseur de ce Break Up The Concrete, 6 calendriers que l'eau coule sous les ponts et l'encre sur les magazines rock et pas de nouvelles des prétendants. Mais prétendants à quoi au juste ? La gloire ? Les paillettes ? Nan ! La durée messieurs, dames. Ça vous épate n'est-ce pas ? 30 ans déjà et pas de divorce à l'horizon. Peu de groupes pourraient s'en vanter. L'ex-madame Ray Davies a mené son gang comme personne et aujourd'hui encore elle nous le prouve avec ce nouveau LP.

L'album s'ouvre sur « Boots of Chinese Plastic », un morceau très sautillant avec des ch½urs efficaces. La voix de Chrissie Hynde enchante toujours autant qu'en 1978. The Pretenders, c'est aussi un groupe à chanter au coin du feu un soir d'été pendant que les moustiques vous bouffes le derrière des mollets. La guitare acoustique n'est plus vraiment à la mode depuis le revirement du rock dans les années 00 mais, les Pretenders n'en ont que faire, et c'est tant mieux (« You didn't Have to » ou encore « The Nothing Maker »). On pourra noter cependant quelques envolées lyriques de riffs nous rappelant les Guns ou encore Metallica, quand à la voix légèrement éraillée de Miss Hynde elle nous rappelle la nostalgique époque de Janis Joplin (« Don't loose faith in me »). Mais quel bonheur de s'embarqué pour un peu de country sur « Don't cut your hair ». C'est clair qu'on préfèrera cent fois agiter nos cheveux graisseux plutôt que de se les couper. Néanmoins, le bonheur que procure les 11 titres de ce Break up The Concrete, n'est fournie qu'en petite dose puisque la plupart des morceaux ne dépassent pas la barre des 3 minutes. Des petites doses, donc, pour éviter l'overdose, sujet malheureusement bien connu du quatuor puisqu'ils ont perdus en cours de route leur guitariste d'origine James Honeyman-Scott ainsi que leur bassiste Pete Farndon dans les années 80. Mauvaise passe donc, mais la hargne de Miss Chrissie permettra au groupe de remonter la pente. Et c'est exactement l'incroyable détermination de la belle que l'on entend sur la plupart des morceaux de Break up The Concrete. Mais cet opus contient tout de même son petit bijou sonore, brut de décoffrage, avec un petit côté rockabilly et c'est en vous dirigeant vers la 9ème piste que vous trouverez la cachette du trésor nommé « Rosalee ». Quant au titre qui donne sur nom à l'album « Break up the Concrete » il est on ne peut plus sympathique puisqu'il décrochera tout de même un sourire au petit rédacteur de Shotactu et ça, c'est pas rien !

Verdict :
Break up The Concrete est parfait pour faire venir un peu d'été en plein mois de Décembre. Parfaitement équilibré entre ballades romantiques et rock déjanté. La charismatique chanteuse et ses complices nous livrent ici une galette tout à fait jouissive. Kurt Cobain disait : « J'aime savoir que la femme est le seul avenir du rock'n'roll » et cette femme à guitare nous le prouve une 5ème fois. Le punk n'est peu être pas si mort que ça, tout compte fait...
Makizara

Extrait de Shotactu
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# Posté le mardi 16 décembre 2008 08:58

Making-Of The Shaking Heads

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# Posté le lundi 15 décembre 2008 11:11

Citron in Fire + Akrylic + Plug in + The Pink Elephants @ Samba Résille le 12/12/2008

Citron in Fire + Akrylic + Plug in + The Pink Elephants @ Samba Résille le 12/12/2008
C'est dans un nouveau décor que la scène toulousaine a décidé de s'implanter ce soir. Le Samba Résille, petite salle fort sympathique à la déco rudimentaire, accueille le concert en question organisé par l'association de Christophe : At-Rock. D'ailleurs tout porte l'emblème de l'assos jusqu'au tampon à l'entrée. Quant au programme ce soir, il promet d'être appétissant.

Les Citron in Fire, jeune groupe perpignanais récemment ancré à Toulouse, ouvrent le bal tout feu, tout flamme. Le quatuor mélange savamment chansons en anglais et en français. Il n'y a pas foule au Samba mais l'ambiance est quand même au rendez-vous. Le climat monte d'un cran lorsque arrive « Hit on A » le titre qui semblerait être leur tube. Sur scène, les Citron c'est quelque chose ! On sent quand même une certaine expérience (surtout dans les chorégraphies robotiques de Baptiste à la basse). Bref, après avoir suffisamment mis le feu au public, les Citron in Fire laissent place aux Akrylic.

Les Akrylic, rebaptisés « Les Irlandais » par la despotique Marion, entament leur set par des petits désagrément d'ordre technique. « C'est toujours la basse » lance Lucas, le chanteur, d'un air taquin. C'est bon ? Ok, c'est partit ! Bon alors, les Akrylic sont toujours aussi doués avec leurs instruments. Y'a de la maîtrise, ça c'est sûr, mais leur rock nasillard devient un poil soporifique vers la fin d'une prestation qu'on aurait préférée un peu plus courte. Mr.Jack et ses potes pogotant au premier rang, on imagine que ce n'est évidement pas l'avis de tous. Cependant, ce qui réveillera l'attention des mélomanes, c'est la capacité de ce trio à changer de rythme dans une même chanson, des accents rock Zeplinien on passe sans transition à du reggae jamaïcain. Comme c'est plaisant... Mais, c'est pas tout ! Un rappeur s'invite sur scène pour une chanson à mi chemin entre rock et rap, une sorte de fusion qui donne un résultat, ma foi, tout à fait intéressant.

Les jeunes Plug in entrent ensuite en scène devant un parterre d'amis fidèles au poste. On remarque tout de même une certaine évolution dans leur son et surtout la prestation scénique des Plug in. C'est mieux, moins fouillis, plus carré bien qu'aucun sourire ne sera affiché sur les 4 visages du groupe. Ils jouent de manière un peu trop mécanique mais on les sent pas loin de choper le truc qui leur permettra une véritable ascension. Dommage, qu'ils aient écartés « Converse Trouée » leur seule et unique chanson en français qui aurait eu le mérité de casser l'uniformité de la prestation.

La salle se vide d'un seul coup quand arrive le tour des inconnus de la soirée, les Pink Elephants. C'est intriguée par un nom pareil que je reste quoi qu'il arrive même si on a droit au pire navet musical de tous les temps. Heureusement, toutes les craintes sont dissipées quand les fameux éléphants roses foulent les planches. C'est ce qu'on appelle un « double-waouh », un groupe qu'on savoure comme les dernières miettes d'un brownies. Un coup de c½ur, donc, pour ce groupe toulousain aux influences 60's, folk et western spaghetti (rapport à l'harmonica). Le set est loin d'être monotone et Arnaud, le chanteur, n'hésite pas sortir la guitare sèche pour « un passage romantique ». Quand la ballade est terminée, on repart pour un tour avec des sonorités rockabilly du feu de dieu ! Quand on dit que c'est un groupe « double-waouh » c'est parce qu'un seul « waouh » ne suffirait pas pour les décrire. A la toute fin de la soirée, devant la poignée de chanceux qui ont eu le mérite de rester, les Elephants improvisent un beauf en compagnie de Christophe au tambourin, Jérémy au trousseau de clef (un concept, que seul Floran Remy, ici présent, peu comprendre) ainsi que Louis des Plug in au micro. Une tentative de reprise de « Are you gonna be my girl ?” plus tard et nous quittons les lieux presque à contre coeur pour rejoindre le métro. En chemin, on croise un Johan Darling et un Bastien (Harry Rags) légèrement bourrés et carrément à la bourre.
- « Le concert est fini les mecs ! »
- « Ouais, mais c'est rock d'arriver en retard »
J'en prends bonne note...

Makizara
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# Posté le dimanche 14 décembre 2008 08:10

Mon cher Papa Noël, cette année je voudrais....

Mon cher Papa Noël, cette année je voudrais....
Mais Ô terrible nouvelle, la sortie de l'album est reportée en Janvier. Il va donc falloir être patient...

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 15:55

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 08:04