Les Citron in Fire, jeune groupe perpignanais récemment ancré à Toulouse, ouvrent le bal tout feu, tout flamme. Le quatuor mélange savamment chansons en anglais et en français. Il n'y a pas foule au Samba mais l'ambiance est quand même au rendez-vous. Le climat monte d'un cran lorsque arrive « Hit on A » le titre qui semblerait être leur tube. Sur scène, les Citron c'est quelque chose ! On sent quand même une certaine expérience (surtout dans les chorégraphies robotiques de Baptiste à la basse). Bref, après avoir suffisamment mis le feu au public, les Citron in Fire laissent place aux Akrylic.
Les Akrylic, rebaptisés « Les Irlandais » par la despotique Marion, entament leur set par des petits désagrément d'ordre technique. « C'est toujours la basse » lance Lucas, le chanteur, d'un air taquin. C'est bon ? Ok, c'est partit ! Bon alors, les Akrylic sont toujours aussi doués avec leurs instruments. Y'a de la maîtrise, ça c'est sûr, mais leur rock nasillard devient un poil soporifique vers la fin d'une prestation qu'on aurait préférée un peu plus courte. Mr.Jack et ses potes pogotant au premier rang, on imagine que ce n'est évidement pas l'avis de tous. Cependant, ce qui réveillera l'attention des mélomanes, c'est la capacité de ce trio à changer de rythme dans une même chanson, des accents rock Zeplinien on passe sans transition à du reggae jamaïcain. Comme c'est plaisant... Mais, c'est pas tout ! Un rappeur s'invite sur scène pour une chanson à mi chemin entre rock et rap, une sorte de fusion qui donne un résultat, ma foi, tout à fait intéressant.
Les jeunes Plug in entrent ensuite en scène devant un parterre d'amis fidèles au poste. On remarque tout de même une certaine évolution dans leur son et surtout la prestation scénique des Plug in. C'est mieux, moins fouillis, plus carré bien qu'aucun sourire ne sera affiché sur les 4 visages du groupe. Ils jouent de manière un peu trop mécanique mais on les sent pas loin de choper le truc qui leur permettra une véritable ascension. Dommage, qu'ils aient écartés « Converse Trouée » leur seule et unique chanson en français qui aurait eu le mérité de casser l'uniformité de la prestation.
La salle se vide d'un seul coup quand arrive le tour des inconnus de la soirée, les Pink Elephants. C'est intriguée par un nom pareil que je reste quoi qu'il arrive même si on a droit au pire navet musical de tous les temps. Heureusement, toutes les craintes sont dissipées quand les fameux éléphants roses foulent les planches. C'est ce qu'on appelle un « double-waouh », un groupe qu'on savoure comme les dernières miettes d'un brownies. Un coup de c½ur, donc, pour ce groupe toulousain aux influences 60's, folk et western spaghetti (rapport à l'harmonica). Le set est loin d'être monotone et Arnaud, le chanteur, n'hésite pas sortir la guitare sèche pour « un passage romantique ». Quand la ballade est terminée, on repart pour un tour avec des sonorités rockabilly du feu de dieu ! Quand on dit que c'est un groupe « double-waouh » c'est parce qu'un seul « waouh » ne suffirait pas pour les décrire. A la toute fin de la soirée, devant la poignée de chanceux qui ont eu le mérite de rester, les Elephants improvisent un beauf en compagnie de Christophe au tambourin, Jérémy au trousseau de clef (un concept, que seul Floran Remy, ici présent, peu comprendre) ainsi que Louis des Plug in au micro. Une tentative de reprise de « Are you gonna be my girl ?” plus tard et nous quittons les lieux presque à contre coeur pour rejoindre le métro. En chemin, on croise un Johan Darling et un Bastien (Harry Rags) légèrement bourrés et carrément à la bourre.
- « Le concert est fini les mecs ! »
- « Ouais, mais c'est rock d'arriver en retard »J'en prends bonne note...
Makizara


